Récits de voyageurs
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L’amoureux du désert du Namib : BRIAN PADWICK

Installé depuis 13 ans au coeur des dunes dans le désert du Namib, Brian Padwick, ne se verrait pas vivre ailleurs. Ecouter le chant fabuleux des Namas, arpenter les plus hautes dunes du monde, plonger dans la Namibie rurale et authentique… Interviewé par l’équipe du Blog, ce passionné d’art et de grands espaces nous raconte son amour du pays.

Le Blog A quoi ressemble le cadre de vie, en Namibie, aux portes du désert ?

Brian Padwick A la planète Mars ! Ici, les dunes orange – les plus hautes du monde – côtoient un silence absolu. Le plus surprenant, c’est la lumière qui change en permanence : un spectacle nouveau à chaque heure de la journée. Vivre dans le plus vieux désert du monde, c’est tout de même un immense privilège. Parmi les plus beaux sites à visiter, je conseille souvent la Dead Vlei ou le « marais mort ». Imaginez des montagnes ocre à perte de vue, un lac asséché recouvert d’argile blanche et des arbres noirs calcinés depuis 900 ans… On se croirait véritablement sur une autre planète !

 

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Le Blog Et si vous deviez choisir un autre paysage de Namibie ?

Brian Padwick Pour un contraste total, je choisirais la bande de Caprivi au nord-est du pays. Baignée par les eaux de l’Okavango, la végétation y est luxuriante et la faune particulièrement abondante. J’adore cette région car elle ressemble à l’Afrique traditionnelle et agricole. On y croise une myriade de petits villages où les cultivateurs, les éleveurs et les artisans travaillent pendant que les enfants sont à l’école. Ils sont d’ailleurs nombreux à venir vous saluer joyeusement à l’abord des villages !

 

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Le Blog Vous avez fondé une chorale avec des enfants Namas. Comment est née cette aventure ?

Brian Padwick On connait les Namas pour leur travail du textile, mais on connait moins leur don pour le chant. Leurs voix sont pourtant magnifiques ! Dans le village où je vis, à Maltahöhe dans le sud du pays, c’est en rencontrant des enfants orphelins de cette tribu de nomades que j’ai eu l’idée de former une chorale. Le succès grandissant de nos concerts permet de financer leur scolarité et leur apprendre un métier. Mais ce qui fait leur plus grande fierté, c’est de perpétuer la tradition de leurs parents.

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